mercredi 23 juin 2010

Retraites: résolution du comité directeur de la CFE-CGC

Paris, mercredi 23 juin 2010

La CFE-CGC est consciente que le dossier retraites doit se traiter en trouvant des réponses liées aux contraintes démographiques et en mettant en œuvre de nouvelles ressources financières.

Le projet du gouvernement ne pérennise pas le système de retraite par répartition, notamment vis-à-vis des jeunes générations.

Le volet recettes est très largement insuffisant.

La CFE-CGC exige davantage de financements affectés aux retraites, notamment :

· En mettant fin aux exonérations de charges patronales qui n’atteignent pas l’objectif fixé ;

· En élargissant l’assiette par la mise en place d’une cotisation sociale sur la consommation affectée ;

· En triplant la taxation des retraites chapeau et des stocks options…

La CFE-CGC réaffirme que l’emploi reste le cœur du problème :

§ La CFE-CGC exige l’ouverture immédiate d’une négociation sur les conditions d’emploi et la qualité de vie au travail.

§ La CFE-CGC demande une vraie prise en compte des seniors dans l’emploi permettant une réelle évolution de carrière et l’accès à la formation jusqu’à la retraite.

La CFE-CGC revendique :

- l’instauration d’un bouclier retraite pour arrêter l’érosion des pensions et garantir ainsi un niveau de vie en retraite décent ;

- la mise en place d’une véritable égalité salariale entre les femmes et les hommes, assortie de sanctions financières pour les entreprises qui ne respectent pas cette obligation légale ;

- l’intégration de l’ensemble des éléments de rémunération des agents des Fonctions publiques pour le calcul de la retraite ;

- la prise en compte des années d’études supérieures ;

- la reconnaissance des risques psychosociaux comme facteur de pénibilité ;

- l’absence de conditions de ressources pour les pensions de réversion et le cumul possible avec un emploi ;

- une meilleure prise en compte des polypensionnés ;

- le maintien du dispositif des carrières longues.

Si ces conditions ne sont pas réunies, la CFE-CGC ne peut envisager le report de l’âge légal.

La CFE-CGC est fermement opposée à tout allongement de durée de cotisation au-delà des 41,5 annuités prévues par la loi Fillon de 2003.


vendredi 18 juin 2010

Retraite: une recette à peaufiner !

Face au poids de la démographie sur nos régimes de retraite et à un déficit trop lourd à rattraper, une réforme est inéluctable.

Hélas ! le compte n’y est pas : le projet proposé par le gouvernement n’atteindra pas l’objectif d’équilibre visé, en particulier en termes de recettes. La CFE-CGC l’a redit ce matin au ministre du Travail : il est temps de diversifier les sources de financement du système, de ne plus se contenter de cibler encore et toujours les seuls revenus des salariés pour faire contribuer ceux du capital, les gains des stock-options ou des retraites chapeau, aller vers une TVA sociale affectée et mettre fin aux déductions injustifiées de charges patronales qui manquent cruellement à la retraite. C’est une question non seulement de bonne gestion, mais aussi de justice !

La CFE-CGC a insisté auprès d’Éric Woerth sur trois de ses revendications :

- la nécessité d’installer un « bouclier retraite », seuil minimal de pension en dessous duquel on ne peut descendre ;

- la prise en compte des périodes d’études dans les annuités nécessaires à la retraite, afin de ne pas pénaliser ceux qui, par leur formation souvent longue, contribuent aussi à la croissance du pays et au financement de la solidarité ;

- poursuivre les efforts pour un traitement égal entre les hommes et les femmes, notamment en termes salariaux, et permettre aux femmes ne bénéficiant que de petites retraites de pouvoir cumuler leur pension de réversion avec un emploi.

La solidarité, sous toutes ses formes, doit guider gouvernement et Parlement dans la réflexion qui s’étalera jusqu’en octobre. La CFE-CGC continuera jusque là sa démarche de conviction par le dialogue.

Elle n’oublie pas qu’une autre échéance aura des conséquences majeures pour les futurs retraités, notamment du personnel d’encadrement : l’équilibre à atteindre, aussi, dans le financement des régimes complémentaires de retraites AGIRC-ARRCO…

La CFE-CGC ne laissera pas destabiliser cet ensemble : la retraite par répartition est le seul garant d’une solidarité intergénérationnelle qu’il faut maintenir par un financement juste et pérenne.


mercredi 26 mai 2010

RETRAITE: l'espérance de vie des cadres ? argument fallacieux !

Les taux de mortalité sont formels : les cadres vivent sept ans de plus que les ouvriers, il faut donc qu’ils paient plus ou plus longtemps pour leur retraite. Beaucoup le réclame.
Mais ce constat repose sur un faux argument : si les cadres meurent sept ans plus tard que d’autres, c’est une observation faite à l’instant T. Les cadres dont on comptabilise les décès ont eu des carrières professionnelles il y a trente ans au moins. Depuis, les conditions de travail ont considérablement changé.

Le temps de travail a été modifié à la baisse pour certains et à la hausse pour d’autres (le forfait des cadres autorise jusqu’à treize heures de travail par jour !).

Indiscutablement, les effets du stress et des risques psychosociaux n’impactent pas partout et sur tous de la même manière : il faut prendre en compte la pénibilité en rapport avec les effets du stress. Des études démontrent l’impact du stress sur la durée de vie.

En tout état de cause, si la durée de vie est le reflet des conditions de vie et de travail (on a vu des modifications significatives dans certains pays lors des changements de régime), l’estimer au doigt mouillé et en tirer des conclusions pour arrêter des montants de cotisations est une aberration scientifique. Ou alors, la femme enseignante en Provence, ne sera pas autorisée à prendre sa retraite avant 90 ans !

La CFE-CGC réclame la prise en compte de la pénibilité physique mais aussi psychique, dans une démarche analogue à celle du Fonds de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante (FCAATA).

Contact CFE-CGC : Bernard Salengro, secrétaire national au :

06 08 60 91 59

mardi 30 mars 2010

Ceux qui "savent" et ceux qui commentent !

Dans un article paru hier soir sur le site du Monde (cliquez ici), on apprend que les producteurs de l'émission "Rue des Entrepreneurs" seraient en litige avec la Direction de Radio France.

Ce papier a, de toute évidence, été rédigé par un sympathisant des personnes citées plus haut, voire "dicté" ?
La déontologie serait donc un "concept" pour certains titres de Presse, qui en seraient exonérés... privilège de la notoriété ?

Quant aux "auditeurs" de cette émission, qui déposent des commentaires sur le site, abonnés au Monde (il faut être abonné pour déposer un commentaire !), ils "savent" donc ils jugent !

"Qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son", surtout à l'approche de Pâques !

Sans dévoiler ici tous les éléments de ce dossier complexe et sensible, nous invitons celles et ceux qui aimeraient en savoir plus sur cette pénible affaire, à demander à TOUS les intéressés leur version.
Par TOUS, nous entendons TOUTES les attachées de production qui ont vécu, et ce depuis de nombreuses années, ce qu'à vécu notre ancienne déléguée syndicale.

Les amalgames, les raccourcis faciles et les raisonnements "à deux balles"... sont indignes des médias (dits) sérieux !

La CFE-CGC soutient la Direction de Radio France dans son action, que cela plaise ou pas, au même titre qu'elle soutient le Président Jean-Luc Hees lorsqu'il excuse des dérives nauséabondes sur nos ondes publiques.


mardi 23 février 2010

Intersyndicale, le temps des propositions !

La CFE-CGC ne participera pas à la manifestation interprofessionnelle du 23 mars 2010 pour deux raisons.

• Parce que suite au sommet social du 15 février, le président de la République a annoncé une méthode et un calendrier assoupli concernant les retraites.

Ainsi, nous nous appuyons bien sur une proposition de texte du gouvernement pour septembre et non sur un passage en session extraordinaire devant le Parlement en juillet. La concertation sur le dossier des retraites démarrera après la remise du rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) vers le 14 avril. Donc à ce stade, la CFE-CGC n’a pas de raisons pour descendre dans la rue : nous sommes encore dans une phase de propositions et de contre-propositions.

• Parce que le mot d’ordre de l’intersyndicale est trop vaste puisqu’il couvre l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail, les politiques publiques et les retraites.

Dans un contexte de crise économique et sociale sans précédent, la CFE-CGC entend agir au service de l’ensemble des salariés du privé comme du public dans chaque entreprise ou administration.

Nous devons trouver des solutions au plus proche du terrain avec l’ensemble des acteurs : c’est tout l’objet, pour le moment, d’une concertation et non d’une contestation.


jeudi 11 février 2010

La HALDE épingle Radio France !

Dans son rapport (cliquez ici pour le télécharger), la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) épingle Radio France ainsi que France Télévisions sur leur politique de gestion des ressources humaines !